Scène sous-marine avec phytoplancton vert dans l'océan

Voici les vrais producteurs d’oxygène qui font respirer la Terre

La majorité de l’oxygène présent dans l’atmosphère ne provient pas des forêts, contrairement à une idée répandue. Plus de la moitié de cet élément vital est générée loin des terres émergées, dans des écosystèmes souvent négligés.Certaines espèces microscopiques surpassent en efficacité les plus vastes étendues de végétation terrestre. Leur contribution façonne l’équilibre chimique de la planète et alimente l’ensemble des formes de vie dépendantes de l’oxygène.

D’où vient l’oxygène que nous respirons aujourd’hui ?

Remonter le fil du dioxygène, c’est plonger dans une histoire ancienne, bien avant l’apparition des premiers arbres. Pendant plus de trois milliards d’années, la Terre n’a connu qu’une atmosphère dépourvue d’oxygène libre. Ce n’est qu’avec l’émergence de minuscules cyanobactéries, championnes de la photosynthèse dans les mers primitives, que la donne a changé. Petit à petit, elles ont transformé les océans, provoqué la précipitation du fer dissous et permis la lente accumulation d’oxygène dans l’air.

Ce mécanisme n’a rien eu d’instantané. Des millions d’années ont été nécessaires pour que la production d’oxygène liée à la photosynthèse dépasse la quantité consommée par l’oxydation du fer ou la décomposition de la matière organique. Ce basculement a ouvert la porte à l’explosion de formes de vie complexes, en particulier animales.

Aujourd’hui, l’oxygène représente environ 21 % de l’air que nous respirons. Cette proportion n’est pas figée : elle résulte d’un fragile équilibre entre production et consommation, étroitement dépendant du cycle du carbone et de la transformation de la matière vivante.

Pour saisir la mécanique de ce renouvellement, il est utile de distinguer les grands processus à l’œuvre :

  • La photosynthèse, réalisée à la fois par les plantes terrestres et les micro-organismes aquatiques, régénère continuellement l’oxygène atmosphérique.
  • La respiration, les incendies et l’oxydation des minéraux, quant à eux, consomment ce précieux dioxygène.

Ce système autorégulé a traversé les âges, mais il n’est pas à l’abri d’un déséquilibre. Modifier le cycle de l’oxygène ou perturber le cycle du carbone, c’est risquer l’altération de l’atmosphère… et du souffle même de la vie sur Terre.

Océans, forêts, phytoplancton : qui sont les véritables producteurs d’oxygène sur Terre ?

Dans l’imaginaire populaire, la forêt amazonienne occupe la première place quand il s’agit d’oxygène. Ce « poumon vert » fascine, à raison, mais la réalité est bien plus nuancée. Loin sous la surface des océans, une armée de micro-organismes marins, principalement le phytoplancton, travaille dans l’ombre. Discrets mais redoutablement efficaces, ces producteurs d’oxygène marins surpassent de loin les grandes forêts en quantité libérée chaque année.

Les micro-algues planctoniques, invisibles à l’œil nu, fournissent à elles seules près de la moitié de l’oxygène produit sur la planète chaque année. Leur efficacité pour capter le dioxyde de carbone dissous dans l’eau et le transformer en matière organique par photosynthèse fait des océans de véritables « poumons bleus ». Chaque année, ces organismes marins libèrent dans l’atmosphère plusieurs dizaines de milliards de tonnes d’oxygène, un souffle indispensable pour l’ensemble du vivant.

Quant aux forêts, elles jouent un rôle solide dans le cycle de l’oxygène. Les arbres absorbent le carbone et relâchent du dioxygène au cours de leur croissance. Mais il existe une réalité souvent ignorée : une grande partie de cet oxygène finit réabsorbée lors de la décomposition des feuilles mortes, du bois ou lors d’incendies où la matière organique brûlée restitue le précieux gaz à l’atmosphère.

Deux mondes dialoguent donc en permanence : celui du phytoplancton des océans et celui des forêts terrestres. Leur complémentarité garantit la continuité de la production d’oxygène sur Terre. L’équilibre subtil entre photosynthèse, cycle du carbone et dégradation de la matière vivante détermine chaque jour la capacité de la planète à abriter la vie.

Le rôle clé de la photosynthèse dans le cycle de l’oxygène et l’équilibre de la vie

La photosynthèse, apparue il y a plus de deux milliards d’années, reste la pierre angulaire de la stabilité de la biosphère. En absorbant le CO2 atmosphérique et en rejetant de l’oxygène, elle régule le cycle du carbone et maintient la concentration d’oxygène dans l’air. Les puits de carbone, océans, forêts, sols, forment un maillage qui relie l’équilibre du climat à celui de la vie.

Les micro-organismes marins, au cœur de ce qu’on appelle le « carbone bleu », se distinguent par leur capacité à fixer le CO2 jusque dans les profondeurs océaniques, freinant ainsi l’acidification des mers et ralentissant la désoxygénation qui inquiète les scientifiques. La photosynthèse ne se limite pas à fournir l’oxygène respiré par la majorité des êtres vivants : ce processus fondamental façonne aussi la température globale, la pluviométrie et la dynamique des gaz à effet de serre.

Dès que les activités humaines bousculent ces équilibres, déforestation, sols brûlés, disparition de la biodiversité marine,, toute la mécanique se dérègle. Les rapports du GIEC et de l’IPBES le rappellent sans détour : ces cycles, qui produisent et consomment de l’oxygène, sont d’une extrême sensibilité. La perte d’espèces et la modification des cycles biogéochimiques fragilisent la capacité de la planète à conserver un air respirable.

Sans une attention renouvelée à ces équilibres discrets, le souffle de la Terre pourrait s’altérer. Reste à savoir si l’air de demain sera aussi vivifiant que celui que nous respirons aujourd’hui, ou s’il deviendra un luxe à préserver.

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